Des nouvelles de LotrO

Nous vous parlions il y a près d’un an du jeu vidéo Le Seigneur des Anneaux Online. Depuis, de nouveaux ajouts étant venu compléter le MMORPG de Turbine, il est donc temps de faire un petit point sur les modifications qu’a subit le jeu.

Réduction du nombre de serveurs
Vous vous en souvenez peut être, le test avait été effectué l’an dernier depuis Estel, serveur francophone encourageant le Role Play en prônant l’immersion dans l’univers, notamment par l’utilisation d’un langage soutenu et la construction d’histoires de personnages creusées et cohérentes. Malheureusement, la fermeture de la moitié des serveurs du jeu a été annoncée, et Estel fait partie des deux premiers à avoir été supprimés. Pour l’occasion Turbine, l’éditeur du jeu, a mis en place un service de transfert de monde, gratuit et simple d’utilisation. Si la plupart des joueurs d’Estel sont partis vers Siranon – seul serveur francophone encore ouvert – les personnages utilisés pour ce second test ont été transférés vers Laurelin, serveur anglophone, seul désormais encourageant le Role Play en Europe.

Liste des ajouts
La mise à jour 13, La ruine d’Isengard, vous permet de découvrir la forêt de Fangorn, ainsi qu’Isengard inondé. Vous pourrez même incarner un Ent lors de l’assaut sur Orthanc.

Avec la mise à jour 14, Chemin des Morts, vous pourrez passer à la suite de la Compagnie Grise et aurez un premier aperçu du Gondor, en particulier de la ville de Dol Amroth. Cette mise à jour voit également l’arrivée des essences, et vous permet de modifier les caractéristiques de vos armures.

La 15ème mise à jour, L’embrasement du Gondor, vous emmène au centre du pays d’Aragorn, envahi par les Corsaires d’Umbar. Vous pourrez participer à la Bataille de Perlagir aux côté de l’Armée des Morts, et aurez accès également à une nouvelle classe exclusive à une nouvelle race, le Beornide.

La mise à jour des Cendres d’Osgiliath est la 16ème du jeu. Vous pouvez maintenant vous balader dans l’Est du Gondor, et entrer dans l’ancienne capitale du Gondor, où vous attendent de nouvelles instances ainsi qu’une nouvelle carte PvMP (ce mode de jeu où vous pouvez combattre d’autres joueurs) prenant place dans l’ancienne capitale du royaume.

Dernière mise à  jour en date, Le siège de Minas Tirith vous dévoile la Cité Blanche, et vous permet de participer à deux batailles épiques pour défendre le Gondor dans ce combat désespéré. L’histoire se termine juste avant l’arrivée des cavaliers de Théoden.

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Dans les Chemins des Morts

Des modifications négligeables

Même si toutes ces nouveautés semblent énormes, elles n’ont en réalité pas un grand impact au niveau du gameplay (la manière de jouer). En effet, la nouvelle classe de Beornide est quelque peu boudée par les joueurs et a du mal à trouver sa place dans les compositions d’équipes. Il en va de même pour la nouvelle carte multijoueur d’Osgiliath, bien plus déserte que son homologue des Landes d’Etten.

Si le système des essences s’est bien intégré à l’optimisation des personnages, il ne change pas fondamentalement le gameplay. En effet, l’obtention de ces essences est toujours dépendante de l’artisanat et de notre capacité à réussir les instances en chaîne. Si elles ajoutent une customisation bienvenue, elles n’ont pas impacté le jeu en profondeur.

Des régions riches et immersives

Après le Rohan, région graphiquement très réussie, Turbine se devait de conserver un niveau similaire pour ses mises à jour suivantes. Si Fangorn et le Chemin des Morts sont banals sans être affreux, le Gondor en lui-même est le digne successeur de la Marche des Cavaliers. Les régions traversées sont variées, chaque ville et village possède une identité propre et on saisit du premier coup d’oeil toute l’horreur et la dévastation portées par la guerre. Plusieurs mentions spéciales sont à donner :

Les plus attentifs d’entre vous savent peut être qu’Isengard était une région déjà disponible. Il existe à présent un passage pour passer d’Eriador en Rhovanion par la Trouée du Rohan et Isengard apparaîtra inondé si vous arrivez du Rohan, tandis qu’il sera intact lors d’un passage d’Ouest en Est.

L’Ithilien est une région tout simplement splendide. Vaste et sauvage, plongée dans l’obscurité, vous serez conquis à tous les coups par son atmosphère.

Dernière région à se distinguer – et pas des moindres – Minas Tirith est une franche réussite. Le sept étages sont tous bien là et visitables, la vue sur les champs de Pelenor est somptueuse et la Cité est réellement gigantesque. Comptez cinq bonnes minutes pour arriver tout en haut de l’édifice. Petit clin d’oeil bienvenu : les murs extérieurs sont noirs, contrairement à ceux aperçu dans les films. Le jeu montre ainsi une réelle volonté de s’inspirer directement du livre.

Néanmoins, attendez vous à des défauts de performances dans la Cité Blanche, surtout en période d’affluence. Le clipping (l’apparition d’éléments graphiques dans la vision du joueur) est également très présent.

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Minas Tirith vue des remparts

L’arrivée d’une narration efficace

LotrO est inégal en terme de narration, et tout au long de l’évolution de votre personnage vous traverserez des passages très prenants et d’autres franchement ennuyant. Mais force est de constater que la totalité de l’aventure au Gondor est très immersive. Bien entendu le rendu graphique y est pour quelque chose, mais l’histoire dans laquelle vous vous retrouvez embarqué est réellement passionnante.

À contre-pied de ce qui a été fait précédemment, LotrO prend le parti de suivre non pas Pippin, Gandalf, Merry et l’armée du Rohan par l’Est du Rohan et le Nord du Gondor, mais Aragorn, Legolas, Gimli et la Compagnie grise en passant par le Sud du Gondor et l’Anfalas. Vous jouerez l’éclaireur de l’armée du roi et irez au devant des morts pour préparer l’effort de guerre, en prévision de l’arrivée du souverain légitime. Vous serez un réel coordinateur, ce qui donne au jeu une excellente excuse pour vous faire visiter la totalité des terres gondoriennes. Vous finirez par entrer dans Minas Tirith en profitant de l’attaque, désastreuse, de Faramir sur les forces Orques ayant prit Osgiliath, et prendrez ainsi part de l’intérieur au siège de la Tour Blanche.

Si tout n’est pas cohérent d’un point de vue temporel, on appréciera l’effort de cohérence, et la volonté de faire découvrir chaque région de fond en comble.

Des graphismes et une bande son un peu timide

Bien que les paysages proposés soient variés et emprunts de grandeur, le moteur graphique accuse sévèrement son âge. On pourrait arguer que les développeurs maîtrisent désormais leur outil sur le bout des doigts et l’optimisent au maximum, mais les amateurs de textures fines peuvent passer leur chemin sans réfléchir.

La musique est quand à elle un peu en retrait et purement fonctionnelle. Elle vous mettra effectivement dans l’ambiance en s’intégrant agréablement au reste du tableau, mais n’est pas transcendante.

Un jeu qui demeure le même

Fondamentalement, le jeu ne change en rien après ces mises à jour successives. Il peine à faire revenir ses anciens joueurs et à renouveler leur intérêt. Il nous propose de continuer son histoire, améliore les équipements de nos personnages et nous fourni de nouvelles instances, mais l’expérience ne change pas : ceux qui ont aimé aimeront, ceux qui ont détesté détesteront.

Cyril

A propos de Cyril

Etudiant en informatique, ce Bordelais d'une vingtaine d'année, est rédacteur depuis septembre 2014. Ce fan de Tolkien adore par dessus tout chercher des œuvres faisant référence ou prenant inspiration dans le Légendaire du Professeur.
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