Du nouveau chez Christian BOURGOIS Editeur : Le Seigneur des Anneaux et Le Silmarillion font leur rentrée en format broché

Un an après l’édition luxueuse du Silmarillion avec sa couverture rigide, sa jaquette illustrée, ses magnifiques cartes géographiques, les éditions BOURGOIS viennent de publier à nouveau les récits des premiers âges et les trois tomes du Seigneur des Anneaux  en grand format pour la rentrée 2022.

A l’occasion de la sortie de la série Le Seigneur des Anneaux, les Anneaux de Pouvoir le 2 septembre sur Amazon Prime Vidéo, les récits de la Terre du Milieu font peau neuve. Illustrée par Ted Nasmith, la nouvelle traduction du Silmarillion par Daniel Lauzon est un vrai cadeau des éditions BOURGOIS aux lecteurs. Contrairement à ce que les lecteurs de Tolkien ont connu, elle se révèle en effet au plus proche du texte original, publié quatre ans après la mort de son auteur.

Livre à part et base de tout l’univers de la Terre du Milieu, Le Silmarillion est le récit de la genèse qui n’a cessé de travailler son auteur au cours de sa vie. Vincent Ferré, professeur d’université et spécialiste de Tolkien, ajoute à ce propos : « Avant même que J.R.R. Tolkien ait eu l’idée d’écrire le Hobbit et d’en faire une suite, il avait en tête une mythologie qui l’occupa toute sa vie durant »[1]

Composé de récits allant de la création d’Arda aux anneaux de pouvoir et au troisième âge, Le Silmarillion est le phare originel qui irradie l’univers imaginé par J.R.R. Tolkien. Passées la création du monde et l’intervention des Ainur proches d’Ilúvatar, le lecteur plonge alors dans l’histoire des Silmarils, joyaux dotés d’immenses pouvoirs dérobés par Melkor, et la lutte des Elfes pour les récupérer. Au nombre de trois, ces joyaux sertis dans la couronne de l’Ennemi contiennent la dernière lumière pure du Valinor. Le recueil s’achève sur la chute de l’île de Numénor et le récit des anneaux de pouvoir forgés par Sauron, qui servira de transition au premier tome du Seigneur des Anneaux avec le poème leitmotiv inscrit sur l’Anneau Unique découvert par Frodo (« Trois anneaux pour les rois des Elfes sous le ciel, etc. »)

La nouvelle édition du Seigneur des Anneaux, traduite elle aussi par Daniel Lauzon, se veut également très fidèle à la version de l’auteur. Elle s’appuie à la fois sur les indications laissées par JRR Tolkien à l’adresse des traducteurs et sur les travaux de son fils Christopher après sa mort. Elle peaufine la précédente édition de 2016 qui avait bouleversé l’approche littéraire du texte en révisant la traduction précédente de Francis Ledoux. Traducteur québécois, Daniel Lauzon avait déjà traduit Bilbo le Hobbit en 2012 et trois volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu aux éditions Christian Bourgois.

 

Il faut savoir que l’’ouvrage que nous connaissons aujourd’hui en trois parties a été divisé comme tel par l’éditeur de Tolkien pour des raisons purement commerciales. JRR Tolkien explique lui-même qu’il serait impropre d’évoquer une trilogie en parlant du Seigneur des Anneaux : « Ce livre n’est pas, bien entendu, une “trilogie”. Cela, et les titres des volumes, a été un subterfuge jugé nécessaire à sa publication, en raison de la longueur et du coût. Il n’y a pas de vraie division en trois, de même qu’aucune des parties n’est compréhensible séparément. L’histoire a été conçue et rédigée comme un ensemble, et les seules divisions naturelles sont les “livres” I à VI (qui à l’origine avaient des titres). »[2]

 

A la fin du Troisième Âge de la Terre du Milieu, Bilbo le Hobbit quitte le Comté à l’occasion de son cent onzième anniversaire. Il part en laissant à son neveu Frodo sa maison et un anneau trouvé lors de ses précédentes aventures[3]. On découvre au fil de l’œuvre qu’il s’agit de l’Anneau Unique, forgé par Sauron, l’Ennemi qui cherche à étendre son pouvoir sur la Terre du Milieu. Sur recommandation de Gandalf, Frodo se verra contraint de quitter lui-même son pays natal et il prend la route pour Fendeval où réside le semi-elfe Elrond. C’est alors que commence le voyage de la Fraternité de l’Anneau visant à détruire l’objet maléfique. Hélas la Fraternité sera dissolue et chacun poursuivra sa quête, tantôt au Mordor, tantôt au Rohan puis au Gondor pour mettre fin à la suprématie de Sauron sur la Terre du Milieu.

Les trois ouvrages ne contiennent pas moins de quarante-neuf illustrations d’Alan Lee, entièrement numérisées, et plusieurs cartes de la Terre du Milieu, sans oublier les annexes (généalogies, poèmes, calendriers, notes graphiques et orthographiques, questions de traduction). La qualité de la traduction aidera notamment les lecteurs à appréhender au mieux l’univers du professeur de l’Université d’Oxford, ainsi que l’explique Laurène de la chaîne You Tube Les mots de l’imaginaire à propos du Silmarillion.

Vidéo : Ce que je pense de la nouvelle traduction du Silmarilllion de J.R.R TOLKIEN », par Laurène, 14 oct 2021

https://youtu.be/_H5-m_NUa_c

 

[1] Cf. https://bourgoisediteur.fr, nouvelle édition française du Silmarillion.  L’édition et la traduction sont placées sous l’autorité de Vincent FERRE.

[2] Lettres, n° 165 à la Houghton Mifflin Company.

[3] Cf. Bilbo le Hobbit, éditions Bourgois, 17 mars 2022.

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