Exclusivité Tolkiendrim – Interview d’Orlando Bloom (Legolas)

Découvrez, avec un certain retard dû à quelques soucis logistiques, l’interview d’Orlando Bloomréalisée lors du passage de Benjamin sur le tournage du film le Hobbit ! Comme on dit, mieux vaut tard que jamais, bonne lecture !

legolas
Orlando Bloom (Crédit photo : Wetaworkshop.com)

Nous sortons du département des costumes et pénétrons dans un studio où Orlando Bloom tourne une scène. Il chevauche un cheval robotisé vert devant un décor fond vert (pour l’incrustation des décors en images de synthèse). Nous le regardons refaire, encore et encore, cette scène qui dure vingt secondes : il chevauche, tire les rênes pour stopper sa monture et regarde avec effroi ce que nous supposons être une scène de désolation.

Au bout de dix minutes nous nous retirons en silence, en direction des prochains studios. Je prends tout mon temps pour regarder autour de moi, et je marche tranquillement à la suite des autres, les laissant me devancer. Une fois à l’extérieur, je m’apprête à les rejoindre, quand, sur ma droite, j’aperçois Orlando avec son fils dans la ruelle le long du studio. Il se retourne et me voit, remarque mon badge autour du cou et mon porte-documents. Il marque un arrêt et l’on se regarde ainsi quelques secondes. L’attachée de presse – qui est aussi notre guide – vient à ma rencontre et remarque la scène. Ni une ni deux, elle fonce vers Orlando et lui demande s’il est possible de faire une rapide entrevue. Il accepte et elle file récupérer les autres journalistes. Quand elle passe près de moi, son sourire semble me dire : « t’as du bol toi ! ».

Ainsi, pour votre plus grand plaisir, voici l’entrevue d’Orlando Bloom, qui n’était pas prévue au programme, mais qui a eu lieu un peu grâce à moi, hahaha !

A-t-il été facile de retrouver votre personnage de Legolas, ou cela vous a-t-il pris un peu de temps ?

Orlando Bloom : – Cela m’a pris un peu de temps pour retrouver la gestuelle. Ensuite, tout est revenu assez naturellement. Mais j’ai été surpris et emballé, parce que je me demandais si ça allait fonctionner. Cela faisait longtemps ! Mais c’est une telle joie de revenir et de jouer Legolas, parce qu’il est étonnant. C’est un si beau personnage à jouer.

Nous connaissions un Legolas expérimenté dans l’art du combat et des batailles, mais dans ce nouveau film celui-ci est plus jeune. Comment cela a-t-il affecté votre performance d’acteur ?

Orlando Bloom : – Eh bien, pour un elfe, En réalité, 60 ans plus jeune est vraiment un clin d’œil en terme d’éternité. Alors, nous n’avons pas vraiment retravaillé cet aspect, voyez-vous ? J’espère que je suis encore capable d’apporter cet esprit de jeunesse au personnage tel qu’il existait déjà dans le Seigneur des Anneaux. Mais le plus intéressant est de voir comment les scénaristes, Philippa, Fran et Peter, ont adapté l’histoire de Legolas. Quand vous le regardez à la fin de ce film, et quand vous le retrouvez ensuite dans Le Seigneur des Anneaux, membre de la communauté en raison des aventures qu’il a vécues lors de ce film (Le Hobbit), vous vous dites : « Oh, c’est logique ». Il y a évidemment certaines libertés artistiques et créatives – pas beaucoup, mais il y en a – mais je pense que cela fonctionne pour raconter cette histoire.

Vous tournez sans Gimli cette fois-ci, n’avez-vous pas le sentiment qu’il vous manque quelqu’un ?

Orlando Bloom : – Vous savez, il y a treize autres nains maintenant, alors d’une certaine manière j’en ai perdu un mais gagné douze de plus. Donc non, Gimli ne me manque pas, avec tout l’amour que je lui porte, bien entendu.

Vous avez la chance de revenir en Terre du Milieu, mais des acteurs comme Viggo Mortensen (Aragorn) ne peuvent pas être de cette nouvelle aventure. Aimeriez-vous qu’ils soient là également, même si cela est impossible ? En revanche vous avez retrouvé Ian McKellen (Gandalf).

Orlando Bloom : – C’est merveilleux de revoir Ian, et c’est génial de travailler avec de nouveaux acteurs. Viggo a été pour moi comme un mentor, j’avais tout juste vingt et un ans quand je suis arrivé en Nouvelle-Zélande et j’ai beaucoup travaillé avec lui. Il a énormément influencé ma vie personnelle et ma vie d’acteur. J’ai vraiment eu beaucoup de chance. En dehors du fait que c’était mon premier film, cette expérience a été unique et je ne revivrai plus jamais cela. Aujourd’hui c’est totalement différent. Cela aurait été formidable que nous puissions tous revenir ici et tourner ce film mais c’est évidemment une autre histoire. Mais oui, ils me manquent tous.

Le Seigneur des Anneaux a changé votre vie en tant qu’acteur, comme vous l’avez dit, vous aviez vingt et un ans.

Orlando Bloom : – Le Seigneur des Anneaux a été comme le vent sous mes ailes, une occasion extraordinaire et je me sens chanceux de pouvoir l’incarner de nouveau. J’étais un peu nerveux à l’idée de revenir, Je me demandais : « Est-ce que ça va marcher? Est-ce un choix judicieux ? comment tout cela va se dérouler? » Mais après en avoir parlé avec Peter, Fran et Philippa et entendu leurs idées sur le personnage… Ne vous méprenez pas, j’étais très excité de revenir et de jouer le personnage, mais j’étais également un peu curieux de voir comment cela allait se faire et je pense que cela fonctionne vraiment bien.

Depuis le Seigneur des Anneaux – cela fait 10 ans – avez-vous lu des livres de Tolkien ?

Orlando Bloom : – Ais-je relu le livre après le film ?  non.

Ou d’autres livres de Tolkien ?

Orlando Bloom : – Comme le Silmarillion et les autres ? Non.

Vous en avez eu assez !

Orlando Bloom : – Non pas vraiment, mais j’ai été très occupé depuis dix ans, et je n’ai pas eu beaucoup de temps pour lire Le Silmarillion.

Avez-vous de nouveaux défis  à relever avec votre personnage ?

Orlando Bloom : – Il y a beaucoup de nouveautés intéressantes et des choses amusantes avec lesquelles jouer. Renouer avec le département des cascadeurs est passionnant et stimulant, parce que Legolas a des scènes d’action évidemment toujours marquantes. Travailler avec Peter est à la fois un plaisir et une expérience difficile. Il fait toujours en sorte que ce soit intéressant et excitant. Les enjeux sont toujours élevés et c’est important que tout soit fait et bien fait.

Votre entrainement a été intensif ?

Orlando Bloom : – Il m’a fallu de nombreuses séances pour retrouver la forme. Les caractéristiques physiques sont une excellente façon de renouer avec le personnage. J’ai donc travaillé sur les mouvements et les cascades. Je suis assez bon sur un cheval en ce moment, même si aujourd’hui j’ai fait beaucoup de scène devant un écran vert. Je suis arrivé sur le plateau et j’ai pensé « Oh, c’est la première fois que je vais poser mon derrière sur un cheval vert ». Jusqu’à maintenant, j’avais toujours monté un vrai cheval, mais je suppose qu’avec Evangeline sur le dos et toutes les autres choses en jeu, il est difficile de le faire. Par contre, en début de semaine, nous avons eu le plaisir de tourner avec un vrai cheval sur le plateau. C’était cool, un bon moment d’équitation à Dale.

Dans chacun des trois films du Seigneur des anneaux, Legolas a une scène d’action mémorable. En sera-t-il de même dans cette nouvelle trilogie ?

Orlando Bloom : – Peter serait sans doute plus à même de répondre à cette question. Je n’arrête pas de demander à faire une scène « à la Mumakil* » (Rires. Ndlr) mais il y a des moments sympas. Il y a définitivement des moments sympas. Je pense que Peter est tout à fait conscient de cela, vous savez. Et bien sûr, il y a Tauriel. Elle est l’elfe d’action et c’est très intéressant et génial de voir virevolter une elfe guerrière. C’est une chose vraiment, vraiment, vraiment cool à faire, vous savez. Il y aura donc beaucoup d’action. Mais j’espère, oui, j’espère que les gens vont prendre plaisir à voir des mouvements « à la Legolas ».

Lorsque Peter vous a appelé, avait-il fait le choix de vous inclure dans le film, ou vous a-t-il appelé pour connaître votre sentiment avant de faire son choix ?

Orlando Bloom : – Il m’a appelé et nous nous sommes vus en Angleterre. Nous étions restés en contact au fil des ans. Je lui ai toujours dit: « Si tu as besoin de moi, à chaque fois je serai là ». Alors, quand il a finalement décidé de réaliser Le Hobbit, il m’a appelé et m’a dit: « Nous avons cette idée, veux-tu qu’on en parle ? » J’ai répondu « Ouais, bien sûr ». On s’est vu environ un an avant le tournage. Il s’est assis en face de moi et j’ai redit « Ouais, bien sûr ». Pouvoir interpréter à nouveau Legolas, sous la direction de Peter et avec tous les autres, c’était juste une merveilleuse et grande opportunité. Ça a été formidable et un tel plaisir de revenir. Je ne sais pas si l’un d’entre vous (Orlando s’adresse à nous. Ndlr) était là pour la première trilogie, mais Wellington n’a pas changé. Le reste du monde part à la dérive, mais Wellington reste Wellington : venteux, froid, humide (rires).

Mumakil* (ou Oliphant – dans « Le Retour Du Roi » Ndlr)

– Fin de l’interview –

Retour vers le journal de Benjamin sur le tournage du Hobbit : jour 2

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